He déconne pas Manu, ça sert à rien la haine.

Publié le par Nathan

J'aurai pu parler de toutes les choses absurdes que l'amour m'a poussé à faire, et me pousse encore à faire. Une sorte de Woody désespéré, quelque part dans l'édition 88, qui pleure après Lol parce qu'elle a fait en sorte d'oublier les sentiments qu'elle lui portait, parce qu'elle a laissé son propre malheur la submerger et l'envoyer dans les bras de Milk. Pour des conneries. Pour le quotidien. Pour le challenge. Pour la dépression. Aux yeux de la logique et d'une citation qui traîne sur Tumblr, il semble qu'il vaut mieux être seul plutôt que d'être trompé, trahi, plutôt qu'on nous mente. Il y a les gens qui disent "Quitte-la", et les gens qui disent "Reste". Les gens ont tous une vision différente de l'histoire. Les gens ont tous une expérience qui leur est propre, et qui forge les conseils qu'ils peuvent me donner. Mais ils s'accordent tous sur le fait que la décision finale m'appartient. Ce n'est pas pour me décharger du poids de la situation, mais je sais qu'en vérité, l'issue de l'histoire ne dépend pas de moi. Mon amour est toujours aussi authentique. Les années ont passé à une vitesse que je n'ai pas su mesurer, tant ce qu'on avait construit dès le départ me paraissait solide. Je n'ai jamais osé ou eu à imaginer un dénouement à tout ceci, puisque je savais qu'il n'y en aurait pas. Elle, elle appelle ça "l'ironie cosmique". Moi, j'appelle ça de la torture. Une bonne grosse pince rouillée qui t'arrache les dents une par une sans anesthésie. Et quand tu n'as plus de dents et que tu penses que ton calvaire va s'arrêter, la pince s'attaque à tes ongles. Après ça, tu sais qu'il te reste encore des couilles, des doigts ou des tripes à te faire lacérer.

Parfois une fin semble inévitable, et il est alors rassurant, pour dix minutes à peine, d'imaginer que je parte loin. Que je me raccroche à des trucs comme des nuits à la belle étoile ou des soirées avinées. Mais ça ne fonctionne pas, jamais. Si tout est terminé, le tout inclu à la fois ma vie et mes espérances, aussi démesurées et stupides soient-elles. Elle faisait partie de tous mes plans, et je ne m'imagine pas supprimer son nom de mon répertoire. La mémoire est hors de propos. Et pourtant, elle a posé le doigt sur les possibilités de futur qui nous restaient. Le temps peut nous soigner l'un comme l'autre des différents problèmes qui nous cassent la tête. Le temps peut aussi donner raison à Mr l'Autre. Le temps est un enculé, et j'ai envie d'être projeté bien loin dans l'avenir pour ne pas avoir à subir les mauvais choix et les mauvaises répercussions.

 

Parfois, aussi, je me dis que les choses iront mieux. J'essaie malgré les sautes d'humeur et la trouille qui m'autodévore. J'y crois encore et toujours, tu sais. Parce que je sais que tu me lis... Je t'aime dobe.

 

Publié dans Hypoglycémie

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L'éponge explosive 08/02/2012 19:30

And slowly, you come to realize...
(...)
For the love of life, there's a trade on.
We could lose it all
But we god damn fight it.

Nathan 25/02/2012 10:08



I want you to hit me as hard as you can.



zofia 30/01/2012 21:55

Je crois qu'il faut faire, qu'il faut foncer, tant que tu y crois, tant que ton esprit ne te dit pas que c'est terminé et qu'il faut passer à autre chose.
Parce qu'un arrachage de dent, ça fait sacrément souffrir, surtout sans anesthésie...

Nathan 30/01/2012 22:27



Ma foi, je fonce un peu plus tous les jours, ces derniers temps. Et même si les jours qui passent font mal, ils passent du coup assez vite.