Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 19:48

J'aurai pu parler de toutes les choses absurdes que l'amour m'a poussé à faire, et me pousse encore à faire. Une sorte de Woody désespéré, quelque part dans l'édition 88, qui pleure après Lol parce qu'elle a fait en sorte d'oublier les sentiments qu'elle lui portait, parce qu'elle a laissé son propre malheur la submerger et l'envoyer dans les bras de Milk. Pour des conneries. Pour le quotidien. Pour le challenge. Pour la dépression. Aux yeux de la logique et d'une citation qui traîne sur Tumblr, il semble qu'il vaut mieux être seul plutôt que d'être trompé, trahi, plutôt qu'on nous mente. Il y a les gens qui disent "Quitte-la", et les gens qui disent "Reste". Les gens ont tous une vision différente de l'histoire. Les gens ont tous une expérience qui leur est propre, et qui forge les conseils qu'ils peuvent me donner. Mais ils s'accordent tous sur le fait que la décision finale m'appartient. Ce n'est pas pour me décharger du poids de la situation, mais je sais qu'en vérité, l'issue de l'histoire ne dépend pas de moi. Mon amour est toujours aussi authentique. Les années ont passé à une vitesse que je n'ai pas su mesurer, tant ce qu'on avait construit dès le départ me paraissait solide. Je n'ai jamais osé ou eu à imaginer un dénouement à tout ceci, puisque je savais qu'il n'y en aurait pas. Elle, elle appelle ça "l'ironie cosmique". Moi, j'appelle ça de la torture. Une bonne grosse pince rouillée qui t'arrache les dents une par une sans anesthésie. Et quand tu n'as plus de dents et que tu penses que ton calvaire va s'arrêter, la pince s'attaque à tes ongles. Après ça, tu sais qu'il te reste encore des couilles, des doigts ou des tripes à te faire lacérer.

Parfois une fin semble inévitable, et il est alors rassurant, pour dix minutes à peine, d'imaginer que je parte loin. Que je me raccroche à des trucs comme des nuits à la belle étoile ou des soirées avinées. Mais ça ne fonctionne pas, jamais. Si tout est terminé, le tout inclu à la fois ma vie et mes espérances, aussi démesurées et stupides soient-elles. Elle faisait partie de tous mes plans, et je ne m'imagine pas supprimer son nom de mon répertoire. La mémoire est hors de propos. Et pourtant, elle a posé le doigt sur les possibilités de futur qui nous restaient. Le temps peut nous soigner l'un comme l'autre des différents problèmes qui nous cassent la tête. Le temps peut aussi donner raison à Mr l'Autre. Le temps est un enculé, et j'ai envie d'être projeté bien loin dans l'avenir pour ne pas avoir à subir les mauvais choix et les mauvaises répercussions.

 

Parfois, aussi, je me dis que les choses iront mieux. J'essaie malgré les sautes d'humeur et la trouille qui m'autodévore. J'y crois encore et toujours, tu sais. Parce que je sais que tu me lis... Je t'aime dobe.

 

Par Nathan - Publié dans : Avec du beurre dedans
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 17:20

Une première dame pose une pile de Figaro-Madame-Magazine (les trois mots acollés représentent bien la merde dont il s'agit) sur le chariot des retour. Je pose la main dessus pour les ranger, mais une seconde dame se précipite en me disant attendez, je veux voir si je les ai déjà lus.

Je laisse faire.

 

Elle choisi son bonheur, et ensuite elle pose un DVD sur le chariot en disant ça, c'était vraiment à chier. Moi, je vois que c'est le film préféré de Bateman. Alors ça sort sans prévenir.

 

"Connasse."

 

Elle a pas entendu. Elle s'est retournée, m'a montré son Figaro-Merde-Madame et m'a dit merci avec un sourire de cougard.

Par Nathan - Publié dans : Je bosse dans une bibli moi, madame
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 16:30

http://img15.hostingpics.net/pics/544651textileskidpaddlecasquettevertev1.jpg

 

 

Ca y est. Il fallait bien que ça arrive à un moment ou à un autre, et c'est chose faite.

J'ai un chouchou.

 

Louis, 6 ans, qui a une tête minuscule et des longs cheveux, et qui vient environ tous les mois pour me commander une BD de Game Over. Louis m'a rendu le tome 4 pour demander le tome 6. Louis m'a dit qu'il avait un copain aux Etats-Unis qui lui avait déjà apporté le tome 5. Je lui ai demandé s'il lisait en anglais et Louis m'a grave cassé en me rappellant que dans les BD de Game Over il y avait juste des pifpafpif mais pas de texte. Louis est un fan extrème de Kid Paddle, d'ailleurs il a la même casquette que lui, il a déjà vu des films d'horreur et il est im-bat-table aux jeux videos, et son copain qui a un ipad lui avait dit qu'il pourrait jamais le battre, mais Louis lui a collé sa raclée.

 

Je suis sans doute un peu taré, et c'est assez rare d'entendre ça de nos jours à bien y réfléchir, mais j'espère que j'aurai des enfants. Mais des biens, hein. Des un peu comme Louis.

Sinon j'ai une alternative sympa, je me propose pour l'adopter. Viens avec moi Luigi, on ira matter The Ring et je te ferai boire ta première bière.

Par Nathan - Publié dans : Je bosse dans une bibli moi, madame
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 21:35

 

 

 

Merci, Woody.

 

 

Comme Holden Caulfield, je ne peux pas m'empêcher de t'en parler quand quelque chose me passe par la tête, même si tu soutiens souvent le contraire... Doit-on toujours dire les choses, au risque d'être sincèrement blessant ?

 

Je ne sais pas encore ce qui va m'arriver, durant ces prochains mois. Alors pour tenter de contrôler un minimum ma vie, je planifie l'après-futur... L'été a toujours semblé être comme une frontière, et c'est d'autant plus vrai cette année. Je pense que je profiterai du mois d'août pour aller voir plusieurs personnes. Et puis, en septembre, peut-être que j'irai en vacances avec mes vieux. Je ne sais pas où ni pourquoi, ni même comment. Et puis l'opération, sûrement. Et après, j'aimerai prendre l'avion, pas totalement au hasard. Aller à Braga, peut-être. Quelques semaines pour calmer la tempête dans mon crâne. Les nouvelles interrogations qui seront soulevées d'ici-là. Une histoire plus longuement écrite, j'imagine. De nouveaux hauts, et évidemment des bas. Prescription à tenir pendant minimum six mois à partir du moment où les choses commencent à aller mieux. Ceux qui sont payés pour écrire les ordonnances sont des abrutis. Comment savoir quand les choses commencent à aller mieux ?

Par Nathan - Publié dans : Avec du beurre dedans
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 11:22

Les verres s'entrechoquent et on ne boit pas de champagne mais du Porto, parce que le Porto, surtout le blanc, c'est quand même vachement meilleur. Le sapin a été mis en place l'après-midi même, sans précipitation et sans attente. La magie qui entourait Noël s'est dissipée avec les années, nos listes de cadeaux sont des prétextes à expression artistique foireuse et ne contiennent rien qui nous ferait vraiment envie, de l'argent, une vie trépidante, un trésor à trouver ou une bonne dose de drogues dures à s'injecter directement dans les veines par le bout des doigts. Il ne s'agit pas de faux-semblants mais d'un rassemblement annuel indispensable, un relâchement sensé faire du bien, qui sert surtout à oublier ce qui ne va plus. Ensemble. Mais moi, je ne peux pas oublier.

On entend les Pogues un peu fort et c'est à ce moment précis, après le repas, ou tout le monde se met à sautiller et à se prendre dans les bras en chantant et en riant, totalement alcoolisé, que je me tourne vers mon père. Il ne sait rien. Du moins pas encore, et pas de moi. Mais ma mère a déjà du lui en parler, parce qu'il me fait un pauvre sourire, renifle et me dit "Tu vas souffrir."

 

Tu vas souffrir.

 

A cause du doute. De l'absence qui ronge. De l'incertitude moisie. La peur de l'avenir, l'angoisse qui réveille la nuit, le sevrage forcé. L'incapacité de manger quoi que ce soit, les kilos que je n'ai pas et que je vais pourtant perdre. Les jours qui vont s'étirer, inlassablement, rallongeant toujours le supplice de quelques heures ou de quelques minutes de plus avant d'avoir un signe. Le manque, ce manque profond et inimitable. Ma confiance, si immense qu'elle avalait les montagnes et qu'on a martelée à coups de burin. Ses miettes qui se recollent comme elles le peuvent dans l'attente, dans l'espoir infime mais persistant qui m'empêche encore de me jeter sous un train. L'envie d'y croire toujours, et le désespoir évident scotché à l'image de ce qui sera la suite de ma vie, si jamais Elle en sort. Si jamais tout est fini. Si jamais. Jamais. Jamais. Jamais. Jamais. Jamais. Non. Alors c'est ça qu'il a voulu dire, avec son sourire chargé de peine de Noël, son sourire chargé de peine pour moi et mon infortune, mes croyances piétinées, mes rêves mâchés et crachés dans des sarbacanes comme de vulgaires boulettes de papier, son sourire rien que pour moi qui disait tout ça et en même temps "On y peut rien, fils. Je sais. Je comprends. Il ne faut pas chercher à être le plus fort. La souffrance va te bouffer quoi qu'il arrive."

 

 

En même temps mon amour, tu me diras, il était bourré...

Par Nathan - Publié dans : Avec du beurre dedans
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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 12:51

@+

Je fais une pause

Tu fais une pause

Elle fait une pause

Nous faisons une pause

Par Nathan - Publié dans : Abstraction
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 15:27

Quelqu'un est arrivé sur mon blog en tapant "puceau a trente sept ans" sur google.

 

Je me souviens pas avoir écrit ça, mais c'est carrément la classe !

 

Sinon, les gens arrivent souvent ici en tapant "c'est quoi sweet amanite phalloide queen". Donc je vais être gentil et vous le dire : des champignons. C'est juste des champignons. Avec de l'art de Thiefaine dedans, et c'est bon, en omelette lyrique.

 

Comme trucs marrants, on peut aussi relever ces recherches là :

 

- suck me son

- ecrire des repliques cinglantes

- eduardo savrin 200x320 (putain mec, apprend au moins à écrire le nom de Dieu correctement !)

- carton féministe

 

Faudra m'expliquer comment vous avez fait pour me trouver à partir de ça.

(Et n'oubliez pas : DES CHAMPIGNONS.)

Par Nathan - Publié dans : Avec du beurre dedans
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 20:44

http://img15.hostingpics.net/pics/250363drunk.jpg

Par Nathan - Publié dans : Abstraction
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 16:51

Il m'a dit de ne garder que mon slip. Il m'a tartiné de vaseline et il a clipsé des électrodes sur la vaseline.

Puis, il m'a dit que je n'aurais pas ce que je voulais à Noël.

 

J'ai pleuré en sortant, et la pluie a tout mélangé.

J'ai pleuré dans le bus. J'ai pleuré dans le métro. J'ai pleuré dans la rue, quand elle m'a appellé pour me dire qu'elle ne rentrerait pas ce soir.

 

J'ai acheté les Fleurs du Mal, et j'ai projeté d'apprendre à me lamenter correctement. Peut-être comme j'ai tenté de le faire hier, en usant les pastels de mon petit frère pour dessiner des choses impossibles à reconnaître.

Par Nathan - Publié dans : Avec du beurre dedans
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 16:56

PS :  J'adore Yann Barthès quand il casse des féministes.

Par Nathan - Publié dans : Abstraction
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